Mozilla en version française

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Promouvoir et soutenir le logiciel libre

jeudi 9 février 2012

Bugzilla 4.2rc2, 4.0.4, 3.6.8 et 3.4.14 disponibles en français

Le 31 janvier ont été publiées les versions 4.2rc2, 4.0.4, 3.6.8 et 3.4.14 de Bugzilla.
Bugzilla 4.2rc2 est la deuxième version candidate et probablement la dernière avant la version finale de Bugzilla 4.2.
Bugzilla 4.0.4 est la dernière version stable et contient divers correctifs et un correctif de sécurité.
Bugzilla 3.6.8 et 3.4.14 contiennent des correctifs de sécurité.
Tous les détails pour ces versions sont disponibles sur le site de Bugzilla.

Les versions francisées sont disponibles sur notre page Bugzilla.

dimanche 1 janvier 2012

Sorties de Bugzilla 4.2rc1, 4.0.3, 3.6.7 et 3.4.13 en français

Les ver­sions 4.0.3, 3.6.7 et 3.4.13 sont dis­po­ni­bles en fran­çais.

Ces versions contiennent des correctifs de sécurité. Il est donc recommandé de procéder à la mise à jour de vos installations Bugzilla.

Vous pouvez télécharger ces versions sur notre page Bugzilla.

Avec ce train de publication, arrive la première version candidate de la série 4.2 qui apporte tout un lot de nouveautés :

(Notes de version originales)

Support expérimental de SQLite

SQLite est maintenant géré par Bugzilla et devient le quatrième moteur de base de données aux côtés de MySQL, PostgreSQL et Oracle. La gestion de SQLite doit être considérée comme expérimentale, au moins jusqu’à la prochaine version majeure.

Veuillez noter que l’utilisation de SQLite n’est recommandée que pour les petites installations. Les installations plus importantes doivent utiliser MySQL, PostgreSQL ou Oracle.

Création d’un fichier joint en collant du texte dans un champ texte

Vous pouvez maintenant créer un nouveau fichier joint en copiant simplement du texte dans un champ texte, en plus du processus normal pour joindre des fichiers.

Courriel de bogue en HTML

Par défaut, les courriels de bogue (notifications par courriel des changements survenus dans les bogues) sont maintenant envoyés au format HTML qui est plus lisible que l’ancien format texte. Les personnes préférant utiliser l’ancien format texte peuvent cependant toujours le choisir dans leurs préférences.

La section de recherche personnalisée dans la page de recherche avancée a été repensée pour fonctionner d’une manière plus pratique. Les requêtes complexes sont plus faciles à élaborer et fournissent des résultats plus appropriés, car elles ont été écrites en utilisant une logique plus intuitive. Quelques requêtes très compliquées restent cependant encore impossibles à générer. Ceci pourrait évoluer à l’avenir.

Désactivation des anciens composants, versions et jalons

Les anciens composants, versions et jalons peuvent maintenant être désactivés. Les bogues les utilisant ne sont pas affectés, mais ces valeurs ne seront plus disponibles pour les nouveaux bogues.

Affichage d’un champ personnalisé en fonction de plusieurs valeurs d’un autre champ

Un champ personnalisé peut maintenant être affiché en fonction de plusieurs valeurs d’un autre champ. (Par exemple, un champ personnalisé peut maintenant apparaître dans plusieurs produits). Auparavant, vous ne pouviez afficher un champ personnalisé qu’en fonction d’une seule valeur d’un autre champ.

Journalisation de tous les changements dans Bugzilla

La plupart des changements effectués via l’interface d’administration sont maintenant journalisés dans la base de données, dans la table audit_log. Il n’y a pas encore d’interface utilisateur pour accéder à cette table, mais les développeurs sont libres de créer leurs propres outils pour suivre les changements faits dans leur installation. Ceci n’est que la première étape et des améliorations sont attendues dans les prochaines versions.

Améliorations d’accessibilité

Un projet a démarré grâce à Francisco Donalisio d’IBM pour que Bugzilla respecte les standards du W3C Web Accessibility Initiative. Beaucoup de travail reste à faire, mais nous nous attendons à une bien meilleure compatibilité dans la prochaine version majeure.

Autres améliorations et changements

Améliorations pour les utilisateurs

  • Bogues : Les utilisateurs sans privilèges « editbugs » ne peuvent plus supprimer d’autres utilisateurs de la liste « Copie à » des bogues.
  • Bogues : Les ID locaux de bogue sont maintenant valides dans le champ « Consulter aussi ». Ajouter un tel ID créera un lien réciproque dans l’autre bogue.
  • Bogues : Après l’édition d’un bogue ou d’un fichier joint, l’URL est automatiquement changée pour show_bug.cgi au lieu de post_bug.cgi, process_bug.cgi ou attachment.cgi de sorte que le rechargement de la page (par exemple lors du redémarrage du navigateur) affiche la bonne page. Cette fonctionnalité est gérée par Firefox, Chrome et Safari, mais pas par Internet Explorer 9.
  • Bogues : Les comptes inactifs ne sont plus affichés dans les champs utilisateur quand l’autocomplétion est activée.
  • Bogues : L’autocomplétion pour les noms d’utilisateurs est désormais bien plus rapides sur les installations ayant beaucoup de comptes utilisateurs.
  • Bogues : Le champ « Consulter aussi » accepte maintenant des URL des logiciels de suivis de bogue MantisBT, Trac, JIRA et sourceforge.net.
  • Bogues : L’affichage d’un bogue ayant beaucoup de dépendances est à présent beaucoup plus rapide.
  • Fichiers joints : L’encodage de caractères des fichiers texte peut être automatiquement détecté lors du téléchargement des fichiers.
  • Étiquettes : Changer le destinataire d’une étiquette ne change plus le demandeur.
  • Rapports : Si JavaScript est activé dans votre navigateur Web, le tri par colonne dans les rapports tabulaires est possible pour toutes les colonnes.
  • Graphes de dépendances : L’option Afficher chaque bogue du système ayant des dépendances a été supprimée.
  • Recherches : Les colonnes affichées par défaut dans les listes de bogue ont changé. Les colonnes affichées par défaut sont à présent :
    produit | composant | responsable | état du bogue | résolution | résumé du bogue | dernière modification
    Ceci signifie que les colonnes priorité, gravité et système d’exploitation ne sont plus affichées par défaut.
  • Recherches : Les listes de bogue n’afficheront désormais que les 500 premiers bogues par défaut. Il est cependant encore possible d’afficher la liste complète.
  • Recherches : Lors de l’utilisation des dates relatives, -1w est maintenant un synonyme de -7d et signifie 7 jours exactement. Auparavant, -1w signifiait le début de la semaine, ce qui était perturbant pour certains utilisateurs. La même confusion existait pour -1d qui était différent de -24h, et pour -1m qui était différent de -30d. À présent, si vous voulez vraiment le début du jour, de la semaine ou du mois, vous devez utiliser -1ds, -1ws et -1ms respectivement, où « s » signifie « début de ». Ce changement affectera les recherches enregistrées utilisant les dates relatives.
  • Recherches : Il est maintenant possible de faire des recherches de bogues basées sur des marqueurs personnels dans la section de recherche personnalisée dans la page de recherche avancée.
  • Notifications par courriel : La date et l’heure des commentaires ne sont plus affichées dans l’en-tête du courriel de bogue. Cette information est déjà disponible dans l’en-tête du courriel lui-même.

Améliorations pour les administrateurs et les développeurs

  • Installation : checksetup.pl est maintenant moins verbeux lors de la création d’une nouvelle base de données.
  • Sécurité : Bugzilla 4.0 utilise Math::Random::Secure pour générer des nombres pseudo-aléatoires sécurisés par chiffrement, mais il est apparu qu’installer ce module Perl avec CPAN causait beaucoup de problèmes pour certains utilisateurs en raison de ses nombreuses dépendances. Le code RNG a donc été ré-écrit pour ne dépendre que du module Math::Random::ISAAC, qui était déjà utilisé dans les précédentes versions de Bugzilla.
  • Sécurité : X-Frame-Options = SAMEORIGIN est maintenant passé à tous les en-têtes de page (sauf lors de la visualisation des fichiers joints, car ils peuvent être sur des hôtes différents) pour protéger les utilisateurs du framing et des problèmes possibles subséquents de clickjacking.
  • Configuration : Un nouveau paramètre password_complexity a été ajouté (par défaut : no_constraints) qui permet aux administrateurs de forcer les utilisateurs à utiliser des mots de passe ayant une plus grande complexité, telle qu’une combinaison de majuscules et de minuscules, de nombres, de caractères spéciaux, ou un sous-ensemble de ceux-ci.
  • Configuration : Un nouveau paramètre search_allow_no_criteria a été ajouté (par défaut : on) qui permet aux administrateurs d’interdire des requêtes sans critère. Ceci est particulièrement utile pour les grosses installations ayant plusieurs dizaines de milliers de bogues où renvoyer tous les bogues n’a pas de sens et peut avoir des conséquences sur les performances de la base de données.
  • Configuration : Un nouveau paramètre default_search_limit a été ajouté (par défaut : 500) qui limite le nombre de bogues affichés par défaut dans une liste de bogue. L’utilisateur peut demander à afficher une liste plus grande cependant.
  • Configuration : Un nouveau paramètre max_search_results a été ajouté (par défaut : 10000) qui limite le nombre de bogues qui peut être renvoyés à un utilisateur dans une liste de bogues. Cette valeur ne peut être outrepassée par l’utilisateur.
  • Configuration : Un nouveau paramètre ajax_user_autocompletion a été ajouté (par défaut : on) pour permettre aux administrateurs de désactiver l’autocomplétion lors de la saisie de caractères dans un champ utilisateur. Ce paramètre ne doit être désactivé que si votre installation est incapable de supporter la charge engendrée par cette fonctionnalité.
  • Configuration : Le crochet config_modify_panels vous permet maintenant d’ajouter des paramètres additionnels aux paramètres des panneaux existants.
  • Étiquettes : Les utilisateurs avec les privilèges locaux « editcomponents » peuvent maintenant éditer les types d’étiquettes pour les produits qu’ils peuvent administrer.
  • Citations : Un nouveau groupe système bz_quip_moderators a été créé pour modérer les citations. Jusqu’à présent, vous deviez être dans le groupe admin pour faire cela.
  • importxml.pl insère maintenant chaque commentaire séparément dans le bogue importé au lieu de tous les concaténer dans un même commentaire.
  • email_in.pl ignore désormais tous les courriels entrants automatiques (comme par exemple, les messages d’absence du bureau).
  • Nouveaux crochets de code : email_in_before_parse, email_in_after_parse, install_filesystem, install_update_db_fielddefs, job_map, object_end_of_create, quicksearch_map, user_preferences.

Changements dans les Webservices

  • Deux nouvelles méthodes ont été ajoutées : Product.create et Group.create.
  • Bug.update ne renvoie plus d’erreur lorsqu’une chaîne vide est passée à see_also. Désormais, il ignore simplement cette valeur vide.
  • Product.get renvoie à présent aussi des données sur les catégories auxquelles il appartient ainsi que ses composants, jalons et versions. Il renvoie également les attributs default_milestone et has_unconfirmed.
  • Dans Bug.fields, l’attribut sortkey utilisé dans values a été renommé en sort_key.
  • Dans Bug.attachments et Bug.add_attachment, l’attribut is_url n’existe plus.

Problèmes demeurant

  • Bogue 89822 : Lors de la modification de plusieurs bogues en même temps, il n’y a pas de protection contre les collisions.
  • Bogue 276230 : La gestion pour la restriction d’accès à des catégories particulières des nouveaux graphiques n’est pas terminée. Vous devez considérer le paramètre chartgroup comme le seul mécanisme d’accès disponible.
  • Bogue 584742 : Lors de la visualisation d’un bogue, les navigateurs basés sur WebKit peuvent automatiquement réinitialiser une valeur de champ sélectionné quand le champ a des valeurs désactivées.
  • Bogue 706753 : La détection de bogue automatique et l’autocomplétion des noms d’utilisateurs ne fonctionnent pas avec JSON::RPC 1.x en raison d’un retour en arrière incompatible. Vous devez installer JSON::RPC 0.96 à la place.

mercredi 28 décembre 2011

Chiffrer pour sécuriser ? — pas si simple…

Mozilla ne cesse de le répéter, sa mission est de rendre Internet meilleur pour tous les utilisateurs, c’est-à-dire utilisable, bidouillable, sûr… Relancer l’innovation dans le domaine des navigateurs était une première étape. Firefox a été l’instrument de cette étape, et on peut dire qu’il a rempli sa mission.

Sans le délaisser, il est temps pour la Fondation d’élargir ses activités pour apporter à l’ensemble des composants du Web ce qu’elle a fait pour le navigateur. Cela vaut pour les logiciels de bas-niveau qui s’exécutent sur les smartphones — avec le projet B2G — comme pour les applications sur les serveurs. Sync est une première étape, qui permet de stocker les informations de son Firefox sur un serveur pour les partager entre plusieurs machines.

Mais on peut s’attendre à voir Mozilla lancer dans les prochains mois d’autres services qu’elle hébergera. La fondation va donc héberger de plus en plus de données personnelles de ses utilisateurs, et se pose naturellement la question des mesures à prendre pour garantir au mieux leur confidentialité. C’est pourquoi Mitchell Baker elle-même introduit ci-dessous un article qu’elle a estimé éclairant sur une question assez technique.

Chiffrement et données utilisateur

Article original paru le 22/12/2011

Nous créons tous de grandes quantités de données personnelles en ligne. Comment devraient être traitées ces données ? Un élément clé est le chiffrement, et offrir la possibilité de stocker les données dans un format qui n’est pas facilement lisible par les gens qui n’y sont pas autorisés. Le « chiffrement » peut rapidement devenir compliqué, et la cryptographie sur lequel il repose peut également être complexe. De ce fait, il est facile de se dire que le « chiffrement » est la réponse en pensant que nos données sont à l’abri si elles sont chiffrées.

Mon collègue Ben Adida a écrit un billet très utile pour évaluer le chiffrement . Il décrit pourquoi le chiffrement fait partie de la solution pour protéger les données, mais n’est pas à lui seul toute la solution. C’est un billet très intéressant, parce qu’il respecte ceux d’entre nous qui ne sont pas cryptographes et qu’il propose un aperçu réfléchi et compréhensible du problème.

Trouver de meilleurs moyens de gérer les données des utilisateurs sera au cœur de nos préoccupations à l’avenir. J’ai été heureuse de lire son article car il m’aide à mieux réfléchir à ces problématiques.

Le chiffrement n’est pas (complètement) de la magie

Article original paru le 21/12/2011

Il y a quelques mois, le réseau Playstation de Sony a été piraté. Des millions de comptes ont été fracturés, dévoilant des adresses physiques et des mots de passe. Sony a reconnu que leurs données « n’étaient pas chiffrées ».

À peu près au même moment, des chercheurs ont découvert que Dropbox stockait des fichiers utilisateurs « non chiffrés ». Des dizaines (ou des centaines ?) de personnes ont fermé leur compte en signe de protestation. Ce sont mes données confidentielles, ont-ils clamé, pourquoi ne les avez-vous pas au minimum chiffrées ? Beaucoup de gens, incluant des technophiles, ont déclaré qu’il aurait été d’une grande facilité de chiffrer les données, que ne pas l’avoir fait prouve l’incompétence de Sony et Dropbox. De mon point de vue, ce n’est pas si simple.

Le chiffrement n’a rien de compliqué, c’est vrai. Vous pouvez télécharger le code qui implémente un chiffrement de niveau militaire dans n’importe quel langage en quelques secondes. Ainsi, pourquoi les entreprises ne pourraient-elles donc pas chiffrer les données qu’elles hébergent et nous protéger des pirates ?

Le problème majeur, c’est que pour être utilisable par des êtres humains, les données doivent être déchiffrées. Et donc que la clé de déchiffrement doit se trouver quelque part entre le silo de stockage et l’utilisateur. Pour des raisons de sécurité, on préférerait que la clé de déchiffrement soit le plus loin possible du silo de stockage et le plus près possible des yeux de l’utilisateur. Vous-mêmes, vous aimeriez que la clé de déchiffrement soit *dans* la cervelle de l’utilisateur, non ? Ce n’est pas (encore) possible. En fait, la plupart du temps, conserver la clé si éloignée du silo n’est pas si pragmatique que ça.

Le chiffrement déplace le problème

Sony doit pouvoir débiter votre carte de crédit, ce qui nécessite votre adresse de facturation. Ils en ont probablement besoin que vous soyez en ligne ou pas, car il y a peu de chances que vous aimiez être sollicité tous les mois pour renouveler votre abonnement. Donc, même s’ils chiffrent votre numéro de carte de crédit et votre adresse, ils ont aussi besoin de stocker la clé de déchiffrement quelque part sur leurs serveurs. Et puisqu’ils veulent sûrement vous présenter une page « Mettre mon compte à jour » pré-remplie avec votre adresse, cette clé de déchiffrement doit être disponible pour traiter les données dès que vous cliquez sur « Mettre mon compte à jour ». Si les serveurs web de Sony doivent être capables de déchiffrer vos données, et que les pirates font intrusion sur les serveurs en question, le chiffrement ne vous apportera pas grande protection.

Pendant ce temps, Dropbox veut vous donner accès à vos fichiers où que vous soyez. Ils pourraient garder vos fichiers chiffrés sur leurs serveurs, avec des clés de chiffrement stockées seulement sur votre ordinateur personnel. Certes… jusqu’à ce que vous ayez envie d’accéder à vos données avec l’ordinateur d’un copain. Et que se passe-t-il si vous voulez partager un fichier avec un ami alors qu’il n’est pas en ligne ? D’une manière ou d’une autre, il vous faudra lui envoyer la clé de déchiffrement. Dropbox doit à présent demander à ses utilisateurs de gérer le partage de leur clé de déchiffrement (bon courage pour leur expliquer la manœuvre), ou bien la conserver et gérer les permissions sur cette clé… ce qui signifie stocker des clés de déchiffrement sur ses serveurs. Si vous explorez jusqu’au bout la chaîne d’utilisabilité — et même sans aller jusqu’au bout — il devient clair que Dropbox a probablement besoin de stocker la clé de déchiffrement à proximité des fichiers chiffrés eux-mêmes. Le chiffrement ne peut vous protéger une fois que vous avez vraiment l’intention de déchiffrer les données.

Les fonctionnalités nécessaires à l’utilisateur déterminent souvent l’endroit où est stockée sa clé de déchiffrement. Plus le produit est utile, plus la clé doit être proche des données chiffrées. N’imaginez pas que le chiffrement est une sorte de bouclier magique qui sache distinguer miraculeusement les bons des méchants. Représentez-vous plutôt le chiffrement comme un mécanisme destiné à diminuer la taille du secret (une seule petite clé de chiffrement peut sécuriser des gigaoctets de données), ce qui nous permet de transférer le secret d’un endroit à l’autre. C’est déjà bien utile, mais certes pas aussi magique que beaucoup de gens ne le supposent.

Mais alors que font Firefox Sync, Apple TimeMachine, spiderOak, Helios et tous les autres ?

…mais alors, pourriez-vous vous dire, il existe pourtant des systèmes qui stockent les données chiffrées mais pas la clé de chiffrement. Firefox Sync. Le système de sauvegarde TimeMachine d’Apple. Le système de sauvegarde en ligne de The SpiderOak. Mince, même mon propre système de vote Helios chiffre les votes des utilisateurs dans le navigateur sans stocker nulle part de clé de déchiffrement, sauf dans les machines de l’administrateur.

C’est vrai, dans certains cas bien particuliers, vous pouvez concevoir des systèmes dans lesquels les clés de déchiffrement sont stockées dans l’ordinateur de l’utilisateur. Parfois, vous pouvez même mettre au point un système dans lequel la clé n’est stockée durablement nulle part ; elle est au contraire générée à la volée à partir du mot de passe de l’utilisateur, utilisée pour chiffrer/déchiffrer, puis oubliée.

Mais tous ces sytèmes ont des inconvénients d’utilisabilité non négligeables (mais oui, même mon système de vote). Si vous n’avez qu’une machine connectée à Firefox Sync et que vous la perdiez, vous ne pourrez pas récupérer vos marque-pages et votre historique de navigation. Si vous oubliez votre mot de passe pour TimeMachine ou SpiderOak et que votre disque dur principal vous lâche, vous ne pourrez pas récupérer de sauvegarde de vos données. Si vous perdez votre clé de déchiffrement Helios Voting, vous ne pourrez pas pointer le résultat de vos élections.

Et quand j’écris « vous ne pourrez pas récupérer vos données », je veux dire qu’il vous faudrait une batterie d’opérations mathématiques de vaste ampleur pour les récupérer. Impossible. Vos données sont perdues. Gardez ça en tête : toute la question du stockage de la clé de chiffrement est là. Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité.

Et puis il y a le problème du partage…

J’ai abordé ce problème ci-avant, dans ma description de Dropbox : que se passe-t-il lorsque les utilisateurs veulent partager les données les uns avec les autres ? Si les serveurs ne disposent pas de la clé de déchiffrement, cela signifie que les utilisateurs doivent se la transmettre. Peut-être pensez-vous pouvoir utiliser une clé de chiffrement dont chaque utilisateur a une paire, l’une qui est publiée et publique, l’autre qui est privée et demeure secrète ? Nous voilà revenus au problème « vous ne pouvez pas récupérer vos données » si l’utilisateur perd sa clé privée.

Et que se passe-t-il pour des fonctionnalités comme le fil d’actualité de facebook, lorsque les serveurs traitent, malaxent, rassemblent et filtrent les données des utilisateurs avant même qu’ils ne puissent les voir ? Si le serveur ne peut pas déchiffrer les données, comment donc peut-il vous aider à les traiter avant que vous ne les ayez vues ? Soyons clair : si votre site web propose des fonctionnalités de partage, il est peu vraisemblable que vous puissiez remettre les clés de déchiffrement à l’utilisateur. Vous aurez besoin de lire des données sur vos serveurs. Et si ces derniers ont besoin de lire les données, alors un pirate qui s’introduit sur les serveurs peut lire les données lui aussi.

Donc le cryptographe me dit que chiffrer est inutile ?

Non, pas du tout. Je dis seulement que le chiffrement avec des clés contrôlées par les utilisateurs a bien moins d’applications que ne le pensent la plupart des gens. Le périmètre de ces applications doit être bien défini, et elles doivent afficher en gros des avertissements sur les conséquences d’une perte de clés.

Cela dit, le chiffrement demeure un outil très puissant pour diviser le pouvoir et les droits d’accès du côté du serveur. Si vous devez stocker des numéros de carte de crédit, il vaut mieux créer un sous-système dont l’unique rôle est de stocker les numéros de carte en les chiffrant, et gérer les transactions dans des parties distinctes du système. Si tout votre système est compromis, ça ne vaut pas mieux que si vous n’avez pas pris ces précautions. Mais si une seule partie du système est compromise, le chiffrement pourrait bien empêcher un attaquant d’accéder aux parties les plus sensibles du système.

Vous pouvez pousser très loin cette idée d’utiliser le chiffrement comme un moyen de contrôler les accès. Une équipe du MIT vient de publier CryptDB, une base de données relationnelle modifiée pour utiliser des techniques intéressantes de chiffrement pour renforcer drastiquement les contrôles d’accès. Notez que si vous détenez le mot de passe pour vous connecter à la base, ce chiffrement ne masquera pas les données : la clé pour les déchiffrer est sur le serveur. Cela n’en reste pas moins une bonne approche de défense en profondeur.

Et cette histoire de chiffrement homomorphique ?

D’accord, j’ai un peu menti en parlant du pré-traitement des données. Il existe un type de chiffrement, le chiffrement homomorphique, qui vous permet d’exécuter des opérations sur les données sans les déchiffrer. Ces dernières années ont vu de grands progrès dans ce domaine, et c’est très excitant… pour un cryptographe. Ces techniques demeurent extrêmement peu pratiques dans la plupart des cas d’utilisation courants, avec une surcharge de l’ordre du trillion, tant en termes de stockage que de temps de traitement. Et même si elles deviennent plus utilisables, elles n’en suppriment pas moins le problème central de la clé servant à déchiffrer : obliger les utilisateurs à gérer des clés de déchiffrement est, pour l’essentiel, un cauchemar en termes d’utilisabilité. Ceci dit, je dois l’admettre, le chiffrement homomorphique confine vraiment à la magie.

Le cas particulier des mots de passe

Les mots de passe sont à part, car une fois qu’ils sont enregistrés, vous n’avez jamais besoin de les relire, vous devez juste vérifier que le mot de passe tapé par l’utilisateur correspond à celui stocké sur le serveur. C’est très différent d’un numéro de carte de crédit, qui doit pouvoir être relu après avoir été stocké, pour que la carte puisse être débitée tous les mois. Pour les mots de passe, il existe donc des techniques particulières. Ce n’est pas du chiffrement, car le chiffrement est réversible, et le but de la manœuvre, c’est que le système empêche l’extraction de mots de passe de la base. Nous utilisons un outil spécial, une fonction à sens unique, comme bcrypt. Prenez le mot de passe, passez-le à travers la moulinette de cette fonction et ne stockez que le résultat. La fonction à sens unique est conçue pour rendre très difficile l’opération inverse : vous devez essayer un mot de passe pour voir s’il correspond. C’est très pratique, mais ça ne peut être utilisé que pour les mots de passe.

Si vous stockez des mots de passe, vous devez absolument les faire passer à travers une fonction à sens unique. Vous pouvez dire que vous les « hachez », ça y ressemble. En fait, on peut probablement dire qu’on les sale et qu’on les hache. Mais quelle que soit la technique utilisée, il ne s’agit pas d’un « chiffrement » des mots de passe. Ça ne rime à rien.

Le chiffrement n’est pas de la magie

Pour l’essentiel, le chiffrement n’est pas de la magie. Il vous permet de mieux garder vos secrets, mais si les utilisateurs participent à la gestion des clés, c’est de façon quasi-certaine au détriment de l’utilisabilité et des fonctionnalités. Les services web devraient vraiment penser à utiliser le chiffrement lorsque c’est possible pour gérer de façon plus stricte leurs contrôles d’accès internes. Mais réfléchissez-y à deux fois avant de vous lancer dans la conception d’un produit qui oblige les utilisateurs à gérer leurs clés. Dans de nombreux cas, les utilisateurs ne comprennent tout simplement pas que perdre leurs clés signifie perdre leurs données. Comme l’explique mon collègue Umesh Shankar, si vous concevez une serrure de voiture tellement inviolable qu’en oubliant vos clés à l’intérieur vous êtes bons pour l’envoyer à la casse et en racheter une, alors vous vous êtes sans doute trompé quelque part.

Un billet de Clochix, traduction Clochix et Goofy

vendredi 11 novembre 2011

Octobre 2002 – Novembre 2011

Ou neuf années de contribution qui se finissent.

À compter de ce jour, je ne suis plus un mozillien.

samedi 15 octobre 2011

1000 extensions traduites en français sur BabelZilla

Le projet BabelZilla a commencé il y a un peu plus de 6 ans et les contributeurs francophones viennent de franchir le seuil symbolique des mille extensions traduites !

1000 extensions en français

C’est Yves (qui sous le pseudo de Banban s’incruste sur l’irc de frenchmoz depuis quelque temps) que nous avons le plaisir de féliciter d’être le contributeur nouveau venu qui nous a fait passer le cap d’1 Mt*.

BabelZilla, si vous l’ignorez encore, est le site qui permet de traduire en n’importe quelle langue les extensions des applications Mozilla, qui sont en anglais par défaut. Cette traduction s’effectue de manière à vous éviter les soucis techniques : il suffit de bien comprendre l’anglais et de bien maîtriser la langue française, et on traduit simplement en-dessous de l’original.

champs de traduction

Alors n’hésitez pas à nous rejoindre, car BabelZilla a besoin de vous, mais oui, nous sommes une toute petite équipe… Il nous reste encore 11 extensions à traduire et il en arrive toujours de nouvelles, sans parler de celles qui sont restées sans mises à jour depuis un petit moment.

N’ayez pas peur de vous lancer, vous pouvez compter sur les habitués de BabelZilla pour vous donner un coup de main au besoin. Vous aurez apporté votre contribution tangible au logiciel libre : tous les utilisateurs de l’extension utiliseront les « chaînes » (de caractères) que vous aurez traduites. Une adresse électronique valide suffit pour s’inscrire. À bientôt !

globe extensions babelzilla

* Mt : Mégatrad, enfin bon, rendez-vous à 1024 hein…

vendredi 23 septembre 2011

Traducthon, tradaction, tradusprint… Pour un Web ouvert !

Depuis plus de deux ans, plus précisément depuis un samedi de mai 2009 à l’occasion d’une Ubuntu party, je participe aux traductions collaboratives dans la vraie vie initiées par Framalang, le groupe de traducteurs gonzos du Framaland. Et je ne suis pas le seul à y avoir pris goût. Nous avons récidivé à Bordeaux pour traduire Un monde sans Copyright, chez Mozilla Europe à Paris pour le manuel Thunderbird et en juillet dernier à Strasbourg à l’occasion des RMLL, pour vous proposer aujourd’hui Pour un Web ouvert.

J’ai traduit, aidé à traduire, relu et révisé des dizaines de textes de toutes sortes. Participer aux traductions d’articles avec Framalang depuis un certain temps déjà n’a fait que multiplier les occasions de pratiquer le petit jeu de la traduction. Mais participer à un traducthon est une tout autre expérience dont voici certaines caractéristiques.

Des traducteurs en chair, en os et en vie

Commençons par le plus flagrant : un traducthon c’est une rencontre physique de personnes qui ne se connaissaient pas forcément, qui n’étaient que des pseudos en ligne ou bien que l’on ne retrouve qu’à quelques occasions. C’est donc d’abord un temps convivial, où l’on échange des propos par-dessus le travail en cours, des plaisanteries de mauvais goût qui déclenchent le fou-rire, des considérations trollesques qui partent en vrille, mais aussi des projets, des questions, des réponses, des contacts, de la bière l’eau ferrugineuse, des pizzas et des petits plats du restau du quartier. En somme c’est une petite bande de gens qui deviennent copains (au moins), une bande dont la géométrie est variable d’une session à l’autre suivant la disponibilité de chacun ou son libre désir de participer.

Le milieu des traducteurs libristes n’est pas si vaste, mais il est relativement compartimenté, généralement en fonction des tâches et projets. Un traducthon représente la possibilité de mettre un peu de liant dans cet émiettement des activités. Je suis assez content par exemple de voir se rencontrer sur une traduction partagée des copains de frenchmozilla et ceux de framalang. Ah mais j’entends aKa dans l’oreillette… ah oui, d’accord il faut employer au moins une fois le mot « synergie ». C’est fait.

Inconvénient ? C’est sûr, on découvre les vrais gens : Julien mange toute la tablette de Milka, Adrien est trop bavard, Goofy est un vieux et Simon ne devrait pas se laisser pousser la barbe.

Un défi, un enjeu, un grand jeu

La concentration dans le temps (un week-end, trois ou quatre jours dans le meilleur des cas…), la concentration dans un lieu de travail (une salle de cours de faculté plus ou moins équipée, un hall de la Cité des sciences, les locaux de Mozilla Europe…) sont bien sûr associées au défi que l’on se donne de terminer au moins un premier jet tout simplement parce qu’après le traducthon chacun reprend sa vie quotidienne et d’autres activités, il faut donc terminer « à chaud ». L’ensemble pourrait créer un stress particulier, mais le plus souvent il ne s’agit que d’une tension positive parce que nous sommes un groupe. Chacun sait que tout près un autre participant est animé lui aussi du désir d’atteindre le but commun. La collaboration crée en réalité l’émulation, chacun met un point d’honneur à faire au moins aussi bien et autant que ses voisins.

L’enjeu d’un traducthon est particulier car il s’agit d’un ouvrage d’un volume important et pas seulement d’un article de presse électronique qui est une denrée périssable, comme nous en traduisons régulièrement pour le Framablog. Dans un traducthon, nous nous lançons le défi de traduire vite un texte qui devrait pouvoir être lu longtemps et dont le contenu lui aussi est important. Nous avons le sentiment d’avoir une sorte de responsabilité de publication, et la fierté de mettre à la disposition des lecteurs francophones un texte qui contribue à la diffusion du Libre, de sa philosophie et de ses problématiques.

Reste que la pratique a heureusement une dimension ludique : les outils en ligne que nous partageons pour traduire, que ce soit la plateforme Booki ou les framapads, même s’ils ne sont pas parfaits, offrent la souplesse et l’ergonomie qui les rendent finalement amusants à pratiquer. Tous ceux qui ont utilisé un etherpad pour la première fois ont d’abord joué avec les couleurs et l’écriture simultanée en temps réel. Même au cœur du rush des dernières heures d’un traducthon, lorsque nous convergeons vers les mêmes pages à traduire pour terminer dans les temps, c’est un plaisir de voir vibrionner les mots de couleurs diverses qui complètent un paragraphe, nettoient une coquille, reformulent une tournure, sous le regard de tous.

Traduction ouverte, esprit ouvert

N’oublions pas tous ceux qui « passent par là » et disent bonjour sous la forme d’un petit ou grand coup de pouce. Outre ceux qui ont décidé de réserver du temps et de l’énergie pour se retrouver in situ, nombreux sont les contributeurs et contributrices qui collaborent sur place ou en ligne. Beaucoup découvrent avec intérêt la relative facilité d’accès de la traduction, qui demande plus de qualité de maîtrise des deux langues (source et cible) que de compétences techniques. Quelques phrases, quelques pages sont autant de contributions tout à fait appréciées et l’occasion de faire connaissance, voire d’entrer plus avant dans le jeu de la traduction en rejoignant framalang.

Plus on participe, plus on participe. Il existe une sorte d’effet addictif aux sessions de traduction collective, de sorte que d’une fois à la suivante, on retrouve avec plaisir quelques habitués bien rodés et d’autres plus récemment impliqués qui y prennent goût et y reviennent. Participer à un traducthon, c’est appréhender de près et de façon tangible la puissance du facteur collaboratif : de l’adolescent enthousiaste à l’orthographe incertaine au retraité venu donner son temps libre pour le libre en passant par le développeur qui apporte une expertise technique, chacun peut donner et recevoir.

Enfin, et ce n’est pas là un détail, la pratique du traducthon apprend beaucoup à chacun. Certains découvrent qu’ils sont à la hauteur de la tâche alors qu’ils en doutaient (nulle contrainte de toutes façons, on choisit librement ce que l’on veut faire ou non), mais pour la plupart d’entre nous c’est aussi une leçon de partage du savoir : nos compétences sont complémentaires, l’aide mutuelle est une évidence et la modestie est nécessaire à tous. Voir par exemple son premier jet de traduction repris et coloré par un traducteur professionnel (Éric, reviens quand tu veux !), se faire expliquer une tournure de slang par un bilingue et chercher avec lui un équivalent français, découvrir une thèse audacieuse au détour d’un paragraphe de la version originale, voilà quelques exemples des moments enrichissants qui donnent aussi sa valeur à l’exercice.

Le mot, la chose

Une discussion trolloïde de basse intensité est engagée depuis le début sur le terme à employer pour désigner le processus de traduction collaborative dans la vraie vie en temps limité. Quelques observations pour briller en société :

  • C’est un peu l’exemple des booksprints initiés par Adam Hyde et la bande des Flossmanuals qui nous a inspiré l’idée de nos sessions, on pourrait donc adopter tradusprint, surtout dans la mesure où c’est une sorte de course de vitesse…
  • En revanche lorsque une traduction longue demande plusieurs jours et un travail de fond (ne perdons pas de vue le travail indispensable de révision post-traduction), il est assez cohérent de parler plutôt de traducthon.
  • Pour être plus consensuel et « couvrir » tous les types de session, le mot tradaction a été proposé à juste raison

Ci-dessous, reproduction de l’affichette amicalement créée par Simon « Gee » Giraudot pour annoncer le traducthon aux RMLL de Strasbourg. À noter, Simon a également contribué à la traduction d’un chapitre !

Affiche Simon Giraudot pour traducthon Strasbourg

Et le Web ouvert alors ?

C’était justement le fruit d’un « booksprint » à Berlin l’année dernière, le voilà maintenant en français.  Ce qui est assez frappant pour aller droit à l’essentiel, c’est la rhétorique guerrière qui en est le fil rouge. Au fil des pages on prend conscience de l’enjeu et de l’affrontement déjà en cours dans lequel nous pouvons jouer un rôle décisif. C’est maintenant et peut-être dans les deux ans qui viennent pas plus qu’il y a urgence à ce que nos pratiques de la vie numérique maintiennent et étendent un Web ouvert.

Le Web n’est pas un amoncellement de données, ni un amoncellement d’utilisateurs, le Web ouvert existe quand l’utilisateur propose librement des données et s’en empare librement. Le Web n’a pas d’existence tant que ses utilisateurs ne s’en emparent pas.

Nous voulons un Web bidouillable, libre et ouvert. Nous voulons des navigateurs Web extensibles, d’une plasticité suffisante pour répondre à nos goûts et nos besoins. Nous voulons contrôler nos données et en rester maîtres, non les laisser en otages à des services dont la pérennité et les intentions sont suspectes. Nous ne voulons pas que notre vie numérique soit soumise ni contrôlée, filtrée, espionnée, censurée.

Le Web n’appartient pas aux fournisseurs d’accès, ni aux états, ni aux entreprises.

Le Web n’appartient à personne, parce que nous sommes le Web.

Au fait, si vous voulez parcourir Pour un Web ouvert, c’est…

ici en HTML et là en PDF.

* Bonus track : une interview au cours du traducthon de Strasbourg pour la radio québécoise la Voix du Libre

jeudi 25 août 2011

Mozilla et le cycle de développement rapide

Billet original sur le blog de Mitchell Baker paru le 25/08/2011

Traduction : Goofy & Clochix

Mozilla a récemment mis en place un cycle de développement rapide, qui permet de publier une nouvelle version de Firefox toutes les six semaines. Cette décision a entraîné des changements pour un bon nombre de nos procédures. Elle a également suscité de nouveaux problèmes.

Lire la suite...

mardi 23 août 2011

Un débat à l'échelle de la communauté sur l'avenir de Mozilla

article original de Mitchell Baker (paru le 22 août 2011)

Traduction : Goofy, Valentin Villenave, JoKoT3

J’ai récemment pu rédiger une série de billets où je faisais part de mon point  de vue sur ce dont Mozilla a besoin pour que sa  mission reste pertinente alors que la vie d’Internet change. Il est crucial de tester les idées discutées dans ces billets au travers d’un large débat à l’échelle de la communauté.

Lire la suite...

Les contributeurs ont besoin d'un peu d'amour pour ne pas arrêter leur bénévolat

Article original par Laura Hilliger

Traduction : Clochix

S’il est une chose dont parlent sans arrêt mes collègues de la communauté du Web Libre, c’est du manque de participation des utilisateurs. Ils disent qu’elle diminue plutôt rapidement.

Les projets libres essaient en permanence d’impliquer des gens, mais comment font-ils ? Ils ont généralement une page Web et les gens du projet gazouillent et regazouillent à la communauté les opportunités de participation. Ils participent à des conférences et essaient d’amener d’autres gens à s’investir. Ils font de la retape au sein de la communauté et lui demandent de relayer. Mais est-ce que la communauté le fait ? Parfois, mais séduire les utilisateurs qui sont déjà là et les inciter à aider la communauté à grossir demande un peu d’engagement.

Lire la suite...

mercredi 17 août 2011

About governance

Version française

Lots of things are happening at the moment in Mozilla galaxy. I could of course tell a word about recent controversial debates around the rapid release cycle, or about dropping the http protocol and version number display, but even though I find these propositions treating the final user as a child and opposed to my perception of the Manifesto, this is not the point here. I would rather deal about erratic relationship between Mozilla Corporation (let’s call it governance since the word is trendy), decision-makers, employees and volunteer contributors (whether they are localizers, codehackers or evangelists).

Describing these relationships just now as confrontational would be quite an understatement. Let me illustrate my point with recent defections of talented and enthusiast contributors.

Cédric, for example, in a recent blog post announced his decision to stop contributing to the Firefox localization. It’s a hard blow to our team, but I fully understand his position. For those who don’t know, Cédric is not only a simple contributor, it’s basically thanks to him that you can download Firefox in French. He’s previously translated in real time all the last Firefox versions, as well as many promotional web pages or release notes on the Mozilla websites. He’s also the only translator for Bugzilla and managing KompoZer’s localization.

There has been many crises in the past, one can remember the though process of dropping the Mozilla suite, or the fact that we’re not anymore allowed to choose default bookmarks, but these are only examples. There has always been a part of defiance from some active communities facing Mozilla’s governance. For instance, this very blog is totally independent from Mozilla, which allows us to speak freely. That only reinforces our choice.

As contributors, we’ve never really been totally heard by Mozilla, and I’m not talking about specific cases here (there really is a good relationship between us and some people from the organization), but more like a general feeling. In the past, we’ve let things go, because there was a fair tradeoff between unsatisfying choices and other advantages.

I personally was also on the verge of dropping out, which I did not for several reasons, a prominent one being excellent partnership and friendship between local communities. But I gradually took some distance with products localization efforts (professional and family life being also at stake), focusing on admin tasks and some translation help tools, which is probably the reason why I am still here.

But right now there is a widening gap between volunteers contributors and Mozilla. We enjoy reading Mitchell’s recent posts, we share her vision and agree with Mozilla Manifesto, but some other choices, decisions or behaviours do not give us strength and courage to go on.

We are not Calimero™-like people but I feel that we volunteer contributors should deserve more respect. For that matter and without ludicrous pretention, if Mozilla is still alive and well and its products are used worldwide, it ows very much to our work. I will not refer to some employees considering us as sidekicks on their strategy and treating us with disdain (this already happened for real) , because this was only a specific occasion — I am afraid things are more serious.

Just for giving one example, when we say that an LTS version is necessary, we’re saying it for several reasons. Not only is the localization work more demanding, but we’re also getting users complaints by email. What’s the answer to that? More or less nothing, mostly “that’s the way it is, but we’ll set up a discussion group and we’ll see what happens”…

So, yes, maybe a change of relationship is necessary, at least some consideration. We too can sometimes be right and give informed advice. We’re not only Mozilla fanboys that can be bought for a t-shirt (nor numbers).

I can understand that a Debian-style governance involving elections isn’t necessarily the best choice for the Mozilla project, but what about some communities representation in the Foundation or the Corporation? In any non-profit/school/faculty/business in France there are elected representatives for the students, teachers or employees, why couldn’t it be the case inside the Mozilla project? I’m not talking about a nice-looking seat, but someone (mmmh why not several) who really is a member of one of the comunities and who would be giving informed advice coming from other contributors.

Of course, I can imagine it’s not so easy to think about and set up, but why not having, besides the Manifesto, a Constitution discussed and written by all contributors, employees, managers and volunteers alike. (All together ?)

De la gouvernance

English Version

Il se passe de nombreuses choses en ce moment dans le monde Mozilla. Bien sûr je pourrais parler des récentes polémiques sur le cycle de sortie rapide ou l’abandon de l’affichage du protocole http ou de la proposition de ne pas montrer le numéro de version, mais même si je trouve ces propositions infantilisantes pour l’utilisateur et contraire à ma vision du manifesto, ce n’est pas le but de ce billet. Je vais plutôt exposer les problèmes de relation entre Mozilla Corporation — et là j’entends au sens large, la gouvernance (mot à la mode), les décideurs et employés — et les contributeurs bénévoles — qu’ils soient localisateurs, codeurs ou évangélistes.

Dire que ces relations sont en ce moment conflictuelles est au mieux un bas mot. J’illustrerai ces propos par les récentes défections de contributeurs talentueux et motivés.

Cédric, par exemple, dans un récent billet nous a fait part de sa décision de ne plus s’occuper des localisations de Firefox. C’est un coup dur pour l’équipe, mais je comprends tout a fait sa position. Pour rappel Cédric n’est pas qu’un simple contributeur, c’est essentiellement grâce à lui que vous pouvez télécharger Firefox en français. Il localise en flux tendu les dernières versions de Firefox, mais aussi un certain nombre des pages Web promotionnelles ou de notes de version des sites Mozilla ; il s’occupe aussi tout seul de la traduction de Bugzilla ou de la gestion de la localisation de KompoZer entre autres choses).

Des crises il y en a déjà eu, on se souvient de l’abandon difficile de la suite, ou du fait que l’on n’était plus maître des marque-pages. Ce ne sont là que des exemples. Il y a toujours eu une certaine défiance de certaines communautés actives face à la gouvernance de Mozilla. Petit exemple, le site où vous lisez ce billet est complétement indépendant de Mozilla, ce qui nous permet de nous exprimer comme nous le voulons — ce qui prouve notre choix pertinent.

Nous contributeurs, n’avons jamais été totalement entendus par Mozilla. Je ne parle pas de cas particuliers — il y a vraiment de bonnes relations entre nous et certaines personnes de Mozilla — mais d’un état d’esprit général. Par le passé nous avons laissé faire, parce que les choix ne nous satisfaisant pas vraiment étaient compensés par d’autres avantages.

Moi-même j’ai failli par le passé laisser tomber, mais je n’en ai rien fait pour plusieurs raisons. Par exemple l’excellente ambiance entre nous et les autres communautés. Par contre je me suis un peu éloigné des efforts de localisation des logiciels — aussi à cause de la vie familiale et professionnelle — me focalisant plus sur l’administration ou des outils d’aide à la traduction, c’est sans doute pour cela que je suis encore là.

Mais en ce moment il se forme un fossé qui s’ouvre de plus en plus entre les contributeurs bénévoles et Mozilla. On lit avec plaisir et entrain les billets de Mitchell, on est d’accord avec la vision du Manifeste, mais d’autres choix et comportements ne nous encouragent pas.

Nous ne sommes pas des Calimero™, mais il me semble que nous, contributeurs bénévoles, devrions êtres un peu plus respectés. En l’occurrence et sans nous vanter c’est quand même grâce à notre travail que Mozilla existe encore et se trouve à ce niveau d’utilisation. Je ne parlerai pas du fait que certains employés ne nous voient que comme des faire-valoir et nous traitent à la limite du mépris (déjà vu), parce que cela relève du cas particulier — non c’est plus sérieux que cela.

Pour ne citer qu’un exemple, lorsque nous disons qu’une version LTS est nécessaire, nous le disons avec plusieurs raisons. Le travail de localisation devient largement trop important à faire, mais aussi car c’est nous qui recevons les rapports des utilisateurs par courriel. Quelle réponse à cela ? Pas grand-chose, bien souvent un « c’est comme ça et pas autrement, mais on va faire un groupe de travail et on en rediscute. »

Alors oui, peut-être qu’un changement des relations est nécessaire, au moins une certaine considération. Nous aussi nous pouvons avoir raison et émettre des avis éclairés. Nous ne sommes pas que des fanboys de Mozilla qu’un t-shirt peut acheter (ni des numéros).

Je conçois bien qu’une gouvernance à la Debian avec des élections n’est peut-être pas la plus adaptée pour le projet Mozilla, mais qu’en est-il d’une représentation des communautés au sein de la Fondation ou de la Corporation ? Dans toute association, école, université, entreprise en France, il existe des représentants élus des élèves, étudiants, professeurs, personnels. Pourquoi cela ne pourrait-il pas être possible au sein du projet Mozilla ?

Attention, je ne parle pas d’un siège qui serait là juste pour faire joli. Je parle d’une personne — et pourquoi pas plus — qui serait membre des communautés et qui donnerait son avis éclairé par des conseils des contributeurs ?

Bien sûr, je me doute que tout cela n’est pas évident à penser et à mettre en place. Mais pourquoi pas à côté du Manifesto une Constitution discutée et mise en place par l’ensemble des contributeurs — employés, dirigeants et bénévoles — ensemble.

mardi 16 août 2011

De la contribution

English translation

Cela fait plusieurs semaines que je me pose des questions sur l’orientation du projet Mozilla, enfin, plus spécifiquement sur les décisions prises concernant Firefox.

Le récent changement du cycle de développement qui a bouleversé les habitudes de la communauté, les déclarations inconsidérées de certains responsables du projet ainsi que la décision de ne pas maintenir une version de Firefox dite LTS, autant pour les entreprises que pour les utilisateurs, telles sont les trois raisons majeures qui me font envisager un nouveau mode de contribution au projet Mozilla.

Certes, devant le lever de bouclier des administrateurs système des entreprises — et j’en fais partie — Mozilla a décidé de créer un « groupe de travail entreprise », qui n’est selon moi qu’un rideau de fumée. Le besoin est une version de Firefox LTS, à quoi bon créer un groupe de travail si ce n’est pour en arriver à : « Dites-moi ce dont vous avez besoin, je vous dirai comment vous en passer ». J’espère sincèrement me tromper.

Une autre source du malaise grandissant au sein de la communauté, est la croissance exponentielle du projet Mozilla, ce qui est une bonne chose en soi. Quand j’ai rejoint le projet en 2003, avant la sortie de Firefox 1.0, nous n’étions que quelques dizaines de contributeurs. Le projet recense maintenant des milliers de contributeurs, Firefox est utilisé par 30% des internautes, et la sensation, à tort ou à raison, des contributeurs de n’être que des pions dans le projet dont on prend les contributions mais dont on n’écoute pas les avis s’amplifie. Plusieurs contributeurs de plus ou moins longue date ont déjà quitté le projet et beaucoup d’autres, désorientés, se posent des questions.

Pour ma part, je ne déserterai pas totalement le projet, car je souscris au manifeste de Mozilla en beaucoup de points et j’estime que la Fondation Mozilla est indispensable à la bonne santé d’Internet, mais j’arrêterai toute contribution en ce qui concerne Firefox : le logiciel, les sites Web, les campagnes marketing.

Je me consacrerai à d’autres projet de Mozilla, plus communautaires et à l’écoute de leurs contributeurs de mon point de vue, comme Bugzilla, KompoZer, SeaMonkey ou encore Calendar.

Je m’octroie toutefois encore quelques semaines : si je ne percevais pas de signes tangibles d’amélioration, je cesserai à regret et définitivement toute contribution en ce qui concerne Firefox.

English translation

I have been wondering for several weeks about the trend of the Mozilla Project, well more specifically about the decisions taken regarding Firefox.

The recent change about the release cycle has overturned the community habits and the irresponsible statements of some Mozilla representatives as well as the decision not to support a Firefox LTS release, for companies or end-users, are the root of the new nature of my contribution to the project.

Indeed, facing the outcry of companies’ sysadmins — whom I’m part of — Mozilla decided to create an “Entreprise Working Group”, which is in my opinion only a smokescreen. The very need is a LTS release of Firefox, so what is the point to create a working group to speak about? “Tell me what you need and I will tell you how to dispense with it”? I sincerely hope to be wrong here.

Another root of the increasing discomfort within the community might be the exponential growth of the Mozilla Project, which is a good thing. When I joined the project in 2003, before the Firefox 1.0 release, we were a few dozens of contributors. The project is now gathering thousands of contributors, Firefox is now about 30% of browser market share, and the contributors’ feeling, rightly or wrongly, to be pawns in the project whose contributions are taken and opinions are ignored, is increasing. Several contributors have already resigned from the project, and several others, disoriented, are wondering.

For my part, I won’t desert totally the project, because I truly agree the Mozilla Manifesto and I think the Mozilla Foundation is indispensable for the good health of Internet, but I will stop contributing in anything related to Firefox: the product, the websites and the marketing campaigns.

I will focus on other Mozilla projects, which I feel more community aware and careful about their contributors, such as Bugzilla, KompoZer, SeaMonkey or Calendar.

Though, I shall wait and see a few weeks. If no tangible signs show up, sadly, I will definitely cease to contribute to anything regarding Firefox.

Cédric

vendredi 12 août 2011

Le modèle des applications et le Web

Version française d’un billet de Mitchell Baker publié le 9 août 2011

Traduction : Clochix et frenchmozilla

La mission de Mozilla est d’apporter l’ouverture, l’interopérabilité et de garantir à l’utilisateur le contrôle sur sa vie en ligne. Nous devrions poursuivre cette mission dans le monde des applications. Nous devrions inclure certains aspects du modèle actuel des applications dans le modèle du navigateur. Et aussi fournir une alternative quand des applications ne sont pas assez favorables à l’interopérabilité et au contrôle par l’utilisateur.

Lire la suite...

samedi 6 août 2011

Sorties de Bugzilla 4.0.2, 3.6.6 et 3.4.12 en français

Les ver­sions 4.0.2, 3.6.6 et 3.4.12 sont dis­po­ni­bles en fran­çais.

Les versions 3.4.12 et 3.6 corrigent seulement des bogues de securité. La version 4.0.2 corrige ces mêmes bogues de sécurité ainsi que d’autres bogues utiles :

  • La méthode de webservice Bug.create envoie maintenant une erreur si vous passez un nom de groupe qui n’existe pas. Dans Bugzilla 4.0 et 4.0.1, le nom de groupe était ignoré silencieusement, laissant votre bogue non sécurisé si aucun autre groupe n’était appliqué. (Bogue 653341)
  • Le déplacement de plusieurs bogues à la fois dans un autre produit affichait la même page de confirmation encore et encore, et les changements n’étaient jamais enregistrés (régression de la version 4.0). (Bogue 663208)
  • Marquer un bogue comme doublon fonctionne maintenant sous Internet Explorer 9. (Bogue 656769)
  • importxml.pl ne plante plus lors de l’importation de mots-clés (régression de la version 4.0). (Bogue 657707)
  • Les données saisies lors d’un rapport de bogue pouvaient être perdues en cliquant sur le bouton « Précédent » du navigateur Web. (Bogue 652427)
  • Les méthodes de webservices renverront désormais les champs de bogue indéfinis comme étant indéfinis au lieu de renvoyer une chaîne vide. Ce changement est cohérent avec le comportement de Bugzilla 4.2. (Bogue 657561)
  • L’interface XML-RPC fonctionne à présent avec SOAP::Lite 0.711 et 0.712 en mod_perl. (Bogue 600810)
  • LWP 6.00 et supérieur nécessitent Perl 5.8.8 ou supérieur. Lors de l’installation de ce module en utilisant install-module.pl sur une installation avec une version Perl inférieure à la version 5.8.8, LWP 5.837 sera installé à la place. (Bogue 655912)
  • La consultation d’un rapport de bogue devrait désormais être beaucoup plus rapide si votre installation contient beaucoup de champs personnalisés. (Bogue 634812)

L’équipe des développeurs de Bugzilla recommande vivement de faire la mise à jour vers la version 4.0.2 qui est bien plus stable et utilisable que les versions précédentes.

Il est à noter que dès la publication de Bugzilla 4.2 qui devrait intervenir en fin d’année, la série 3.4.x ne sera plus supportée.

Ce billet est une traduction libre du billet original en anglais.

Comme tou­jours, vous pou­vez télé­char­ger les ver­sions fran­ci­sées sur notre page Bug­zilla.


jeudi 4 août 2011

Étendre notre champ d'action : le pouvoir à l'utilisateur sur tous les plans

Ce billet est la traduction d’un billet de Mitchell Baker, présidente du conseil d’administration de la Fondation Mozilla.
Traduction : Frenchmozilla.

Aujourd’hui nous accédons à l’Internet de nombreuses manières, et les téléphones, les tablettes et les nouveaux terminaux deviennent plus répandus. Ces terminaux ont de nouveaux systèmes d’exploitation, de nouveaux modèles économiques et offrent de nouvelles opportunités. Ils amènent également de nouveaux défis en matière d’interopérabilité et de maîtrise par l’utilisateur. Comment Mozilla devrait-il y répondre ? Firefox et Gecko devraient-ils être nos seuls outils ? Ou bien devrions-nous développer de nouveaux outils ?

Lire la suite...

Mozilla au-delà du navigateur

Brendan Eich est le père du langage JavaScript et un des membres fondateurs du projet Mozilla. Sa présentation d’une conférence qu’il donnera le 12 Octobre 2011 est un bon complément à la série de billets de Mitchell Baker sur les évolutions du projet.
Traduction : Clochix

Dernièrement, nombre d’entre nous qui utilisons le Web avons l’impression d’être traités en « produits  » autant qu’en clients. Nos données, y compris les clics et autres choses qui révèlent nos intentions, appartiennent à des entités impersonnelles qui nous surveillent de toutes parts.

En même temps, sur les ordiphones et les tablettes, on assiste au retour de contenus enfermés ou liés, via des API, des plugins ou même des sites Web. C’est un retour en arrière sur la tendance de la précédente décade qui était à une forte interopérabilité entre des navigateurs, des plugins multi-plateformes et des langages pour créer les contenus. L’interopérabilité entre plateformes dans l’univers des PC a commencé avec Mozilla, a accéléré avec la progression de Firefox et la création du WHATWG (à l’origine de HTML5) en 2004, et atteint un pic avec Chrome. La tendance inverse à l’œuvre sur les terminaux mobiles sera peut-être arrêtée par HTML5, mais pas tout de suite — HTML5 ne sera pas fini avant 2020.

Lire la suite...

mardi 2 août 2011

Étendre notre champ d'action — Parlons de Gecko

Ce billet est la traduction d’un billet de Mitchell Baker, présidente du conseil d’administration de la Fondation Mozilla.
Traduction : Clochix & Goofy.

Pour remplir sa mission, Mozilla a besoin d’offres sur les nouveaux systèmes d’exploitation que l’on trouve sur les téléphones, les tablettes et ailleurs. Ces nouveaux systèmes d’exploitation sont plutôt différents de ceux des PC auxquels nous sommes habitués. Ils lancent de nouveaux défis et ouvrent de nouvelles opportunités. Pour en profiter, Mozilla doit adapter son offre logicielle et développer de nouveaux produits.

Lire la suite...

samedi 30 juillet 2011

Les autres noms du navigateur

Ce billet est la traduction d’un billet de Mitchell Baker, présidente du conseil d’administration de la Fondation Mozilla.
Traduction : Clochix.

Dans mon précédent billet, j’ai parlé de la mission de Mozilla de créer plus qu’un navigateur. Il y avait dans ce billet plusieurs sujets qui méritent d’être développés. Je voudrais tout d’abord parler des différents aspects de Firefox qui sont importants en terme d’interopérabilité et de contrôle d’Internet par les utilisateurs. Nous pourrons ensuite réfléchir à comment mettre en musique ces aspects en changeant les règles.

Lire la suite...

jeudi 21 juillet 2011

Mozilla dans la nouvelle ère Internet — Au-delà du navigateur

Ce billet est la traduction du billet de Mitchell Baker, présidente du conseil d’administration de la Fondation Mozilla.
Traduction : Jean-Bernard Marcon et Clochix.

La mission de Mozilla est de placer les internautes au cœur des décisions de l’évolution d’Internet. Nous nous efforçons d’assurer qu’Internet reste ouvert, interopérable et accessible à tous. Pour cela, nous élaborons des logiciels, nous mettons en place dans le monde entier des mécanismes décentralisés pour permettre à chacun de s’impliquer, et nous permettons aux internautes de créer leur propre expérience, en plus des aspects mercantiles du Web.

Lire la suite...

New transvision glossary version and URL

It has been quite a while since the last update of the Transvision glossary. I’m happy to share the new version with you.

The Transvision glossary is a web tool that permits you to search in the en-US or other language for words/sentences/entities and give you the en-US/locale correspondence. It can be useful to know how your team has translated some words or to search for mistakes.

You can also find some old information on the Babelzilla blogposts : Transvision is good for me and Transvision progress

Lire la suite...

- page 1 de 10